Hadiguet. Derniert gaupages
5 Deecbey. HUl. univ. voy. vol. XIX, 347.
civilisation, on s*attachait surtout à conserver la têle des décédés. On commençait par en extraire le cerveau ; puis on séchait la cavité crânienne en la remplissant de pierres chauffées. Enfin on desséchait la tète elle-même en Fexposant d'abord à la chaleur artificielle et ensuite à celle du soleil. Convenablement conduite, celte dessiccation permettait de conserver ensuite indéfiniment la relique funéraire* dont les orbites étaient soigneusement remplies de résine*. Les particuliers préparaient ainsi les tètes de leurs parents et même de leurs parentes;' mais le plus souvent on conservait surtout les tètes des chefs ennemis tués dans les combats. Ces trophées, très précieux pour les vainqueurs, étaient souvent rendus aux vaincusS quand on désirait faire la paix avec eux.
A Noukahiva, le cadavre était conservé au milieu des vivants; chaque nuit, des femmes le frottaient d*huile do coco et, chaque jour, on Texposait au soleil. Si la prépa< ration réussissait, on enveloppait le corps de bandelettes, à la manière d'une momie égyptienne'^. Aux lies Gambier, à Taîti, on extrayait d'abord les intestins par l'anus; car, dans la croyance des Taîtiens, les viscères étaient le siège même de la vie mentale*. Puis le corps était placé sur une estrade (fata) et lentement desséché au soleil'. Aux lies Gambier, les momies, convenablement entourées de bandelettes et d'étoffes, étaient déposées dans des groltes*. Dans ce dernier archipel, le corps était couché tout de son long. Aux lies de la Société, au contraire, on lui donnait une