X. Ibid, l
position accroupie', et si le cadavre venait' à se putréfier, là tète était cérémonieusement enlevée et portée dans quelque caverne sécrète et difficilement accessible^ Les femmes, qui avaient travaillé à la préparation des cadavres, étaient tahôuées pendant des mois, surtout s'il s'agissait d'un chef, et ne pouvaient plus se servir de leurs mains pour manger*.
Toutes ces coutumes impliquent évidemment la croyance à une survie posthume, et nous allons voir qu'il en est de même dans les autres archipels polynésiens.
Dans certains districts de la Nouvelle-Zélande, on inhumait le cadavre, maintenu dans une position accroupie; puis on empilait sur la tombe un tas de pierres et on y déposait quelques vivres*. Dans les autres archipels, le corps était encore garrotté dans une attitude accroupie, reste évident de Tahcienne coutume d'inhumer; mais les sculptures élaient le plus souvent aériennes. A la Nouvelle-Zélande, le cadavre des chefs, biea enveloppé, était déposé sur une plate-forme'. Le plus ordinairement, on plaçait les corps dans dés caisses en bois; puis, après la décomposition, les os étaient soigneu*^ sèment recueillis et placés dans le tombeau de la famille*. Les ossements des chefs étaient ainsi relevés à quatre ou cinq reprises et conservés comme des reliques sacrées'. A chaque exhumation, une nouvelle explosion de douleur dé commande se manifestait par de nouvelles lamentations et de nouvelles blessures funéraires*. Souvent, à la Nouvelle- Zélande, un canot ou des débris de canots étaient placés à côté de la sépulture. A Samoa, on disait d'un chef mort,