‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 146 sur 555 · Nœrenhout. Loe. cit. Il · texte numérisé non relu

Nœrenhout. Loe. cit. Il

n qu'il avait mis à la voile' ». A Noukahiva, le corps, momifié et entouré de bandelettes, était déposé soit dans un cercueil creusé dans lé tronc d*un arbre à pain, soit dans une pirogue que Ton recouvrait même d*une autre embarcation exactement semblable et formant couvercle. Le tout, bien amarré ensemble, était placé dans la campagne sur une estrade élevée' ou bien dans une case spéciale'.

A Tonga, les cadavres des chefs étaient placés dans des tombes formées de blocs de grés. Quelques-unes de ces tombes, surtout des anciennes, étaient de vrais monuments, des tnoraïs de gt*ande dimension^. Dans les lieux de sépultures, on plantait des casuarinasy essence choisie à cause de son port mélancolique*.

Les Taîtiens, après avoir enroulé une de leurs belles étoffes de papier autour du cadavre, le laissaient se décomposer sur une ésirade, puis recueillaient les os et les enterraient dans leur cimetière. Sur le châssis, près du mort, on avait soin de placer des fruits à pain, du poisson, parfois des armes, et en outre, près de la tète, les coques de noix de coco, dont le défunt s'était servi, de son vivant, pour boire. Des planches sculptées, représentant des hommes, des oiseaux, notamment* des volailles, étaient dressées dans les lieux mortuaires'. Les moraîs de grande dimension, séjour définitif des morts, servaient en même temps de temples. On y faisait constamment des offrandes de fruits, de poissons, de chiens, de porcs* ; on y célébrait des cérémonies religieuses. C'était aussi sur les tno7*aï8 qu'on immolait les victimes humaines, tantdt en les

i. n. Spencer. Sociologie, I, 289, 290.

2. Paulding. Hi$t. univ, voy, toi. XYI, 428. — Porler. !lnd. 309. — Kadîguet Demieri sauvages, 293.

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