‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 149 sur 555 · Voy. Astrolabe (Pièces justificatives · texte numérisé non relu

Voy. Astrolabe (Pièces justificatives

7. ProceedingM of church Miuionary Society, vol. V, 557, 558.

cet esprit et du corps, le troisième jour après la mort, était, croyait-on, annoncé par un souffle léger maïs perceptible*.

A Noukaliiva, Tesprit, le double, parait avoir été conçu plutôt comme le dernier souffle; aussi, pendant Tagonie, avait-on soin de comprimer le nez et la bouche du moribond pour empêcher ou relarder au moins son dédoublement'. A Noukahiva encore, on savait que ces doubles, ces esprits des moris, étaient fort méchants; la nuit, ils se couchaient en travers des chemins, pour faire choir d'abord et étrangler ensuite les imprudents qui s'aventuraient dans les ténèbres; aussi avait-on bien soin de se munir de torches de roseaux'.

Des croyances analogues étaient en vigueur dans les autres archipels. Les insulaires de Ilavai pensaient que les esprits, les mânes de leurs parents leur apparaissaient en rêve et qu'ils ne cessaient pas de veiller sur eux*. Pour les Havaîens, comme pour les Noukahiviens, c'était le souffle, qui représentait le double". Partout les esprits des morts avaient exactement les besoins des vivants, et, à Taîti, un prêtre avait bien soin, à divers moments de la journée, d'ofl'rir des aliments aux défunts illustres*.

En général, dans les divers archipels polynésiens, on dotait généreusement dé doubles non seulement les hommes, mais môme les choses. Ainsi les Tongans ne manquaient pas de tuer, en les brisant, les instruments ofi*erts aux morts, afin que leurs doubles pussent accompagner ceux des défunts dans le séjour des esprits'. Les Taïtiens accordaient aussi des doubles aux animaux, aux arbres, aux fruits, même aux pierres. Quand, pendant les cérémonies funèbres, oh brisait

i. Voy. Attrolabe (Pièces justificatives). Si,

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