Voy. Astrolabe
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à manger; mais qu'il entendait séjourner après la mort dans le Po néo-zélandais pour y manger des palates douces avec les amis qu'il avait perdus »*.
ANoukahiva, la terre ou plutôt Tile des morts était située à l'ouest. Les doubles des chefs et des prêtres s'y rendaient après la mort, mais il leur fallait pour cela un canot monté. Dix hommes étaient nécessaires pour former l'équipage de celle embarcation funéraire. Ces hommes étaient des gens du peuple, des taïpis, égorgés à cet effet, et le défunt devait attendre pour se mettre en route que le nombre réglementaire fût atteint. Chaque guerrier, chaque prêtre avait son canot funéraires dans lequel on plaçait aussi des provisions. Ceux qui avaient été tués dans un combat et dont le corps avait été emporté par les ennemis, ne pouvaient parvenir à l'île des ombres que si l'on munissait leurs canots d'un équipage d'ennemis; quant à eux, ils y étaient représentés en effigie.
Cette ile des ombres était un séjour paradisiaque, un pays de cocagne, où abondaient toutes les bonnes choses' et que parfois on plaçait dans les nuages.
De même les indigènes de Tonga ou plutôt leurs doubles s'en allaient, après la mort, dans une sorte de paradis terrestre, le Bolotou, grande ile située, croyait-on, au nord-ouest et où croissaient à foison toutes sortes de plantes superbes et utiles, qui renaissaient aussitôt cueillies*. C'étaient seulement les esprits des chefs qui faisaient ce voyage d'outre-tombe, d'ailleurs long et dangereux'. On n'était pas bien sûr que les gens du peuple, les touas^ eussent une âme. Dans le Bololou, les ombres des nobles devenaient les serviteurs du génie gouvernant le peuple des morts, aussi leur faisait-on des sacrifices