‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 154 sur 555 · IV. — LES DIEUX · texte numérisé non relu

IV. — LES DIEUX

Les dieux des Polynésiens éiaieni fort nombreux; ils constituaient une véritable population divine assez analogue ^à celle de leurs archipels. En tète de la hiérarchie trônaient de grands dieux monarchiques; venaient ensuite des dieux de districts» enfin des dieux de famille, etc. La plupart des divinités étaient conçues sous une forme humaine, et certaines étaient manifestement des hommes déifiés, des ancêtres, des dieux évhémériques. On adorait même sans difficulté des hommes vivants; ce qui était fort simple, puisque tout pouvait devenir dieu. A la Nouvelle-Zélande, le plus intéressant des archipels, parce que tout y était plus près des origines, les chefs prétendaient volontiers à la divinités L'un d'eux, Shongui, que les relations des missionnaires ont rendu célèbre, était couramment appelé « dieu » par ses sujets : t Viens ici, lui disait-on; viens ici, Dieu! > {Aire maïj Aire mai, Aloua). Après la mort des chefs, on adorait leurs « esprits partis » et l'on en exagérait le pouvoir. Ainsi « l'esprit parti » du père de Shongui était comparé par les indigènes à la gloire du soleil'. Shongui et un autre chef, Akida, étaient, disaientils, les dieux de la mer, ou bien c'était en eux que résidaient les dieux de la mer. Suivant un autre chef nommé Tara, le dieu du tonnerre avait choisi son front, à lui Tara, pour séjour*.

Les dieux néo-zélandais vivaient exactement comme les insulaires. Ainsi, quand le ciel était semé de nuages bien déchiquetés, les Néo-Zélandais disaient que VAtoua ou Eatoua d'en haut plantait des patates douces.

Page 1