‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 155 sur 555 · Ibid. (Pièces jusliOcalivcs · texte numérisé non relu

Ibid. (Pièces jusliOcalivcs

152 L'ÉVOLUnON RELIGIEUSE.

Les dieux des Néo-Zélandais étaient le plus souvent conçus sous une forme humaine\ Dans la lune siégeait une divinité prolectrice, l'ombre d'un homme qui, il avait bien longtemps, avait visité la Nouvelle-Zélande et n'avait pas cessé de s'y intéresser depuis cette lointaine époque\ Il y avait cependant des dieux zoômorphes. Le lézard, par exemple,* inspirait aux Néo-Zélandais une grande frayeur ; ils n'osaient le toucher. Les maladies étaient souvent causées par un Aloua à forme de lézard, qui s'introduisait dans le corps et rongeait les entrailles. Le tonnerre était un immense poisson, dont les mouvements produisaient le grondement de la foudre'. Des dieux spécialistes occasionnaient toutes les maladies. Le dieu-lézard causait surtout les maladies de poitrine; pourtant la phtisie avait son dieu spécial; elle en avait même deux : Rongomaï et Touparitapou. L'estomac avait aussi son dieu pathologique (Tu-tangata-Kino; il y avait un dieu des pieds et des chevilles (Titi-haï). Le dieu Tonga causait les maux de tète et les maux de cœur; il avait môme élu domicile dans le front. Un dieu spécial, Koro-Kio^ s'occupait surtout des accouchements*.

Les dieux néo-zélandais s'intéressaient volontiers à la conduite des hommes, participaient même à leurs actions. Ainsi Tauriki, le dieu du tonnerre, qui fait penser à You-rakan des Mexicains), conduisit lui-même à la Nouvelle-Zélande le premier homme qui y aborda, le célèbre Maouij qui, à ia suite de troubles publics, avait dû quitter son pays. Dans cette occasion, Tauriki eut la bonté de se placer à l'avant de la pirogue de Maouiel il l'amena, sain et sauf, à l'embouchure de la rivière Tamise, à Chouraki^. Maoui lui-même fut

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