‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 178 sur 555 · II. Spencer. Sociologie^ I · texte numérisé non relu

II. Spencer. Sociologie^ I

176 L'ÉVOLUTION UELIGIEUSE.

crainte du mauvais temps, de la pluie» de la neige, est très \ive à la Terre de Feu ; aussi les indigènes ont-ils déjà fait des applications de l*adage européen : « Post hoCy ergo propter hoc ». Le chirurgien du Beagle ayant tué des canards, Tun des Fuégiens ramenés d'Angleterre s'écria : « Oh ! Mr Bynse; beaucoup de neige; beaucoup de vent ! » le même indigène disait que son frère ayant un jour tué « un sauvage » (peut-être un fou), les orages, la pluie, la neige s'étaient déchaînés \ Ce sont là simplement de faux raisonnements, comme en font très souvent les hommes primitifs, et on ne saurait vraiment y trouver le moindre caractère religieux. Aussi les voyageurs s'accordent-ils à dire que les Fuégiens sont dépourvus de toute religion*. Ces Indiens ne semblent même pas ci oire aux esprits des morts ; du moins ils ne les redoutent pas; car Jemmy Bûtton, Australienne ramenée à bord du Beagle, disait avec fierté que « dans son pays il n'y avait pas de diables^ ».

Au contraire, les Indiens des Pampas, les Patagons, les Puelches, les Charmas, etc., croient à l'existence de génies souvent malveillants, qu'ils tâchent de se concilier*. Us ont aussi des dieux simplement fétichiques, par exemple, des arbres sacrés^ De même, les Yuracarès ont des génies malfaisants, qu'ils détestent. Ce sont Mororoma, dieu du tonnerre, Chanchu, dieu de la guerre, un troisième génie, Papezu, qui emporte les Indiens pendant qu'ils traversent les forêts*. Chez les Ancas et les Araucanos, on trouve des croyances analogues^ Les Chiquitos reconnaissaient dans les

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