‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 180 sur 555 · Ilobertson. Bitt. Amer. liv. IV · texte numérisé non relu

Ilobertson. Bitt. Amer. liv. IV

Payes ou PiacheSy lui servaient d'interprètes*. En résumé, il y avait là lous les principaux éléments d'un culte en voie d'organisation complexe.

Plus au nord, à Taltique, dans l'Amérique centrale, un vieil Indien avait été déifié de son vivant. On l'avail habillé d'une manière spéciale, puis installé dans une case fétiche où on allait lui faire des offrandes et célébrer devant lui, certains rites\

Nous trouvons donc dans l'Amérique du Sud à peu près tous les genres de religion primitive: Tuthéisme par impuissance intellectuelle à la Terre de Feu, ailleurs les dieuxfétiches, la zoolâtrie, l'anthropolâtrie, enfin le culte des génies. Mais ces génies étaient conçus exactement comme des hommes, ainsi qu'il résulte d'un curieux dialogue entre le moine Bobadillos et les indigènes du Nicaragua. Les teoles, les dieux, étaient hommes et femmes, mais toujours jeunes. Ils mangeaient du maïs ; ils buvaient le sang et dévoraient le cœur des hommes et des oiseaux. On leur offrait de l'encens et de la résine' pour les apaiser, pour les calmer. En général les dieux et les ombres des morts, souvent identifiés, étaient des êtres malveillants, acharnés à tourmenter les pauvres humains. C'étaient des ennemis insaisissables, invisibles ; le monde en était infesté et l'imagination des hommes en était hantée. De telles croyances, un tel état d'esprit sont éminemment favorables au développement de la sorcellerie.

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