Bancroft. Native States, I
i84 L'ÉVOLUTION RELIGIEUSE.
sortir et rentrer à son gré*. Les Indiens du Mexique déposaient leurs morts dans des tombes, après les avoir revêtus d*habits de coton, et ils plaçaient près d'eux des alimcnts^ Les Chibchas pratiquaient Tinhumation, mais élevaient ensuite sur la tombe une colline artificielle, un iumulus^.
La sépulture aérienne était très usitée chez les Peaux- Rouges, parfois concurremment avec Finhumation ou la crémation. Les Hurons/les Iroquois commençaient par habiller le défunt, Tasseoir sur une natte ; puis ils le haranguaient, en lui racontant ses exploits et ceux de ses ancêtres. Ensuite ils le plaçaient dans la cabane des morts, pendant vingt heures, durant lesquelles les assistants exécutaient des danses funèbres et faisaient le festin mortuaire. Puis, porté par des esclaves que les parents suivaient en dansant, le corps était placé sur une estrade, élevée d'une dizaine de pieds, et enferme dans un double cercueil d'écorce avec des armes, des pipes, du tabac, du maïs\ Les Mandans, Dacotahs, Chippyouais plaçaient de même leurs morts sur des estrades où ils pouvaient « vivre », croyaient-ils, à Tabri des loups et des chiens*. Les Âssiniboins avaient des coutumes funéraires semblables, mais se servaient souvent du branchage des arbres •. Certaines tribus n'adoptaient la sépulture aérienne que pour ceux de leui*s guerriers morts pendant les grandes chasses '. Les Indiens de la Colombie britannique et des régions plus septentrionales encore pratiquaient la sépulture aérienne; mais ils plaçaient les cadavres dans des pirogues, avec des armes et des aliments'. Les Chinouks recouvraient parfois le canot funéraire