‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 196 sur 555 · IV. — LES DIEUX · texte numérisé non relu

IV. — LES DIEUX

Pour les mylhcs comme pour la vie future, les diverses nations peaux-rouges n'étaient pas arrivées au môme degré de développement. Les Shoshoniens. les Comanches n'avaient presque aucune idée religieuse*. — En général pourtant les Indiens étaient tous très animistes et appelaient génie ou esprit tout ce qui surpassait la capacité de leur entendement. Un cadran solaire, un réveil étaient, à leurs yeux, des esprits. Ces esprits étaient tantôt bons, tantôt mauvais. Un fusil qui éclatait était, au môme tilre que le tonnerre et la grêle, un mauvais esprit*. — L'esprit s'appelait manitou et le nombre des manitous était considérable. Le tonnerre était un oiseau, attribut du Grand Esprit, du grand manitou^. Le printemps et riiiver étaient aussi des esprits*. Chaque homme avait son génie lutélaire, son manitou; ce manitou gardien était la chose à laquelle l'enfant avait le plus souvent rêvé, cl on lui en tatouait l'image sur le corps"^. Les manitous individuels étaient souvent des amulettes, des gri-gris, et on leur adressait toute sorte de requêtes*, le manitou-amulette est ou était souvent une pierre verte, insérée dans un morceau de bois, recouverte d'une peau de serpent et entourée de bandelettes^

La zoolâtrie est aussi fort commune chez les Peaux-Houges. Chaque bêle a son génie, son manitou conservateur ; elle a son double, qui, après la mort, va comme le double humain dans le pays de l'au-delà '. On consulte même les mânes des

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