‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 197 sur 555 · Charlevoix. Loc. cit. VI · texte numérisé non relu

Charlevoix. Loc. cit. VI

bêles tuées pour savoir où Ton en pourra trouver d'autres. L'ours est honoré d'une particulière vénération. Quand il arrive à un chasseur de tuer l'un de ces respectables p'--*' grades, il a soin de lui introduire entre les dents le tu^ sa pipe allumée et de souffler dans le fourneau pour re de fumée la gueule de la béte morte. En même tei supplie l'animal ou plutôt son double de ne point lui dans ses chasses futures. Pour terminer, il coupe et en le filet sublingal de l'ours et le jette au feu aussitôt qu de retour dans sa cabane. Si ce filet se rétracte en bi ce qui est ordinaire, on tient que l'esprit de l'animal apaisé » *. Une femelle d'ours ayant été tuée par le natu Franklin, une vieille Indienne prit la lé(e de l'anima ses mains, la caressa et la baisa plusieurs fois en lui d dant pardon. D'autres indigènes appelaient cette ours leur « grand'mère », leur « parente », et la priaient point leur en vouloir, puisque sa mort était après tou vrage d'un Anglais*. Peut-être l'ours était-il l'animal t que des indigènes dont parle Franklin; mais les Peaux-I adoraient sûrement un grand nombre d'animaux: les N et les Mandans vénéraient le serpent; d'autres, Tou bison, le lièvre, le loup, des oiseaux, etc., etc.^ indiens déifiaient aussi des arbres, de vieux arbres*, [ même des objets fabriqués; ainsi, avant de se servir c grand filet, de leur senne, les Hurons et les Iroqu mariaient à deux jeunes fillos, entre lesquelles on le ] pendant le festin nuptial. Puis on exhortait le filet, si rablement traité, h prendre beaucoup de poissons* Mais c'était surtout l'astrolâtrie animique qui et

i. Charlevoix. Loc, cit. V. 171, 173 ([.eKre Vl).

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