Franklin. (Premier voyage). Hùt. unit, voy, vol. XL
5. Bancroft. Loc. cU. I, 280. — Kotxebue. BUt. univ. voy. vol. XVII, 4i7. G. Ibid. I, 558.
Parfois les sorciers essaient de tirer avec leurs doigts la maladie hors de la bouche du patient; ou bien une sœur du malade, un enfant leur vient en aide» en se coupant le petit doigt de la main droite et laissent couler le sang sur la partie innladeS ce qui constitue évidemment un sacrifice expiatoire, destiné h désarmer la colère des mauvais esprits.
Souvent la mort, surtout celle des personnages importants, est attribuée à la sorcellerie. On consulte alors Thommemédecine, pour qu'il désigne Taufeur du maléfice*, qui, une fois découvert, est mis à mort sans qu*il soit besoin, tant est grand le forfait, de consulter ni juge», ni assemblée'.
Le chef Peau-Rouge peut être un sorcier *; néanmoins le fait est moins commun qu'en Afrique. D'ailleurs on ne devient ordinairement un sorcier sérieux qu'après une initiation souvent fort pénible ou douloureuse. Chez les Mandans, par exemple, le candidat devait subir l'insertion de courroies passées sous ses muscles pectoraux et servant à le maintenir à demi couché, le tronc soulevé au-dessus du sol, pendant qu'il regardait fixement le soleil, des heures durant (Catlin). Il existait donc chez les Peaux-Rouges tous les éléments conslitutils, mais dissociés encore, d'une religion. Dans la petite monarchie des Natchez de la Louisiane, ces éléments étaient organisés.
vu. — LA REUGION DES NATCHEZ
Le grand manitou des Natchez était le soleil, représenté par un feu perpétuel brûlant dans un petit temple. Ce feu sacré,