Charievoix. Loc. cit
5. Owen. Loc. cit. 364. — Baiicrofl. Loc. cil. I, 172. 4. Bancroft. Loc. cit. 170.
200 i;évolution religieuse.
placé au milieu de l^édifice, était entretenu au moyen de ♦../^lo i>ùches disposées en triangle et se touchant par leurs lilés'. On avait d*ailleurs de la vénération pour toute de feu'. Le grand chef des Natchez portait le nom de il x>, et il est probable qu'on le considérait comme fils ;tro du jour, puisque certaines nations de la Floride t cette opinion au sujet de leur chef et même lui sacrisolennellement leurs premiers-nés', nd le monarque-dieu ou sa plus proche parente, la -chef, venaient à mourir, il leur fallait un nombreux 3 de victimes. Tous leurs gardes les escortaient dans le des ombres; beaucoup de pai*enls, d'amis, de servitenaient même à honneur d'accompagner dans la vie leurs dieux terrestres*. A la mort de la femme-chef, lari, toujours plébéien, était étranglé. On étranglait ; quatorze autres personnes, qui, des années à l'avance, t brigué ce funèbre honneur et fabriqué de leurs mains le fatale. Douze petits enfants étaient aussi étranglés, ordre donné par la fille ainée de la femme-chef^ sanglantes pratiques nous reportent au Dahomey et 'nt, une fois de plus, que les mêmes folies i*eligieuses it engendrer partout les mêmes atrocités. Pourtant il nble pas qu'il ail existé chez les Natchez de sacerdoce se comme au Dahomey. Pas de féticheurs en titre, nt les chefs de famille ou plutôt de clan, qui faisaient imes, dans le temple, des offrandes distribuées ensuite roi-soIeil à sa guise*.
e religion des Nalchcz, qui sembla si curieuse aux
irlevoix. Loc. cit. VJ, 173. — Lafilau. Loc. cil. 153.
le. Loc. cit. 32.
itau. Loc. cit. I, 166.
irlevoix. Loc. cit. VI, 178.
d. YI, 177, 182.
d. VI, 184.
ethnographes du siècle dernier, n'est évidemment que la régularisation, Texagération des croyances religieuses encore à Tétat d'anarchie dans les tribus républicaines des Peaux- Rouges. C'est sans doute à la fondation d'un pouvoir monarchique absolu chez les Natchez qu'était dû le développement d'un culte à la fois plus régulier et plus féroce. Presque partout, nous verrons ainsi la religion se constituer solidement avec la royauté absolue, à ce moment de l'évolution sociale où l'on en arrive à ne plus guère distinguer le chef, le roi-dieu, des dieux-rois qui gouvernent despotiquement les éléments et les hommes.