Ibid. liv. II, ch. vu et vui
nelles, lors de la naissance d'un héritier au trône ou après une grande victoire, on sacrifiait encore des êtres humains : un enfant, une jeune fille (Prescott, 1, 114).
On célébrait, chaque année, quatre grandes fêtes correspondant aux solstices et aux équinoxes. La plus magnifique était celle du solstice d'été, de Raymi. A Cuzco, Tlnca, sa cour et toule la population allaient ce jour-là épier le lever du soleil, que Ton saluait par des chants et des fanfares. Puis le souverain offrait à son père céleste, dans un vase d'or, de la chicha ou du maguey, qu'il goûtait d'abord et distribuait ensuite à ses parents^ Après quoi bn allumait un feu sacré, à l'aide d'un miroir métallique concave, qui concentrait les rayons solaires sur du coton sec. Ce feu d'origine solaire servait à allumer ceux que les vierges élues avaient mission d'entretenir. — L'une des quatre fêtes avait pour objet spécial de chasser les maladies. Pendant sa célébration un Incasortait de la forteresse royale; il était censé un courrier du Soleil; à ce titre, il touchait de sa lance celles de quatre autres Incas et leur ordonnait d'expulser les maladies à coups de lance% ce qui montre bien qu'on les considérait comme des êtres, des esprits. Toutes ces fêtes étaient précédées de jeûnes alimentaires et génésiques'.
Les temples péruviens étaient aussi somptueux que possible. A dessein sans doute, celui du Soleil n'était couvert qu'en bois et en chaume; mais les parois en étaient lambrissées de plaques d'or, les portes lamées d'or. Au fond, une énorme plaque d'or massif, représentant un visage rond entouré de rayons, figurait le Soleil\ Au temple du Soleil en attenaient plusieurs autres, plus petits. Dans l'un de ces petits temples, la lune était figurée par une lame d'argent. Un autre était