B. LA RELIGION DU MEXIQUE I. — RUES FUKÉRAIRES
Les coutumes funéraires n'étaient pas uniformes chez toutes les populations de Tancien Mexique ; mais toutes accusaient aussi la croyance à une continuation quelconque de l'existence après la mort.
Les Yucatèques pauvres brûlaient leurs morts, mais après leur avoir mis du blé dans la bouche. — Beaucoup de tribus mayas inhumaient les corps dans une attitude accroupie, mais en ayant soin de placer sur la tombfdes aliments et des boissons. Auparavant on introduisait dans la bouche du défunt une pierre, qui était censée recevoir pour un temps Tâme et que Ton gardait pieusement. En cas de crémation, on brûlait avec le cadavre presque tous les objels qui lui avaient appartenu*.
Les Aztèques pratiquaient tantôt la crémation, tantôt Tinhumation. Dans ce dernier cas, ils usaient de caveaux souterrains, maçonnés, où le défunt n'avait pas à craindre la pression de la terre, où il élait assis sur un siège bas (Icpalli), ayant à côté de lui les instruments de sa profession : un bouclier et un sabre, s'il s'agissait d'un militaire ; un fuseau et une navette, s'il s'agissait d'une femme. Il n'y avait pas de cimetières au Mexique. Les sépultures étaient situées dans les montagnes, dans la campagne, etc., mais souvent près des téocallis et des temples*. — Les grands étaient ordinairement brûlés'; leurs cendres étaient soigneusement recueillies dans un vase, puis conservées dans la maison du mort*, parfois inhumées*.
i. Bancroft. Native States, II, 708, 709. 8. Bullock. Hitt. umv. voy., vol. XLI, 127.