Bancroft Lifc. cil
2. L. B. Sahagun. Loe, cit. Appendice, ch. i. 5. Ibid, Appendice, ch. n.
des roseaux pointus, que l'on brâlait vifs, qui mouraient tués en combat singulier à ceux qu'on martyrisait en appliquant sur le corps des torches allumées. Ces les glorieux avaient la joie de pouvoir regarder le Soleil à travers dçs trous pratiqués dans leurs ronis; ils recevaient aussi très bien au ciel les offrandes 3ur étaient faites sur la terre. Enfin, après quatre ans jour dans le ciel, ils étaient métamorphosés en oiseaux che plumage, qui allaient pomper le nectar des fleurs les parterres célestes*.
if un maladroit essai de répartition des ombi'es dans 5 séjours, il n'y a rien que de très sauvage dans ces iptions mexicaines relativement à la vie future, et tout sent son origine peau-rouge.
les dieux, les mythes ne sont pas d'une nature plus îe. Il faut considérer, comme l'un d'eux, le roi, oint îs prêtres, initié par eux% le monarque que l'on n'osait der, devant lequel on se prosternait et qui, en monsur le trône, jurait, entre autres choses, d'obliger le à suivre son cours régulier, les nuages à donner de lie, les rivières à couler, et les fruits à mùrir^ Dans 3itan, on éleva môme des autels à un roi décédé, dont ►re rendait des oracles*, survivance évidente du culte incôtres.
m. — LES DIEUX
\ dieux mexicains, les vrais dieux, étaient fort nom- [, et beaucoup d'entre eux étaient des divinités grosnent animiques. Les Mexicains, étant agriculteurs,
. Sahagun. Loc. cit. Appendice, ch. m.
ifitau. M(Burs des tauvageSt H* 34.
BUicroft. Loc. cit. Ul, 295.
. Spencer. Sociologie, I, 537.
s*étaient beaucoup préoccupés des phénomènes météorologiques. En conséquence, ils avaient imaginé un grand nombre de divinités pluviales : c'étaient les dieux Tlaloque. Toutes les montagnes élevées où s'assemblaient les nuages étaient aussi déifiées et on les représentait par des idoles\ Une déesse de Teau (Chalchiuhtlicue)^ sœur des dieux de la pluie, gouvernait les tempêtes; elle était la patronne des marchands d*eau% etc. Le dieu Tlaloc dispensait à son gré la grêle, la foudre, les trombes'. Un dieu des vents (Quezalcoailj serpent emplumé) balayait les chemins devant le dieu de la pluie^ et avait inventé Tart de fondre les métaux.
La Lune était ténue, comme le Soleil, pour une divinité vivante. En temps d'éclipsé, les Tucatèques la croyaient attaquée et mangée par les fourmis, et ils frappaient leurs chiens afin de les faire hurler pour effrayer les fourmis sélénophagcs'.
Un dieu créateur du ciel et de la terre [Titlacanan) dispensait aux hommes l'abondance, la richesse ou bien l'indigence, les maladies*. Il y avait un dieu du feu {Xiuhiecutli : Xiutl, comète, et tecutli, seigneur), seigneur des comètes, < dieu antique^ ». Le dieu Macuilxochitl (macuilli, cinq; xochitly fleurs), dit source des fleurs, était adoré par les gens des seigneurs et des princes*. Le dieu Yacatecuili (yaqui, voyageur; yauli^ aller; tecutli, seigneur) avait inventé les marchés et le commerce. C'était le dieu des marchands*. Le dieu Opochtli (gaucher) avait inventé les filets et les harpons, les rames, des lacets h prendre les oiseaux ; et