‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 224 sur 555 · Ibid. 1 V. I, ch. xix · texte numérisé non relu

Ibid. 1 V. I, ch. xix

un dieu des banquets, Omacatly présidait aux festins ^Te;icatzoncatl (tezcatly miroir; tzomaf couvrir de paille), l'un des douze dieux du vin (lob depulque)^ était considéré comme étant Tauteur direct de tous les méfaits commis par les gens ivres, qui par conséquent n'en étaient pas responsables. On ne devait même jamais médire du vin ou d'un ivrogne, puisque ce dernier était possédé d'un dieu. On a même accusé les Mexicains de s'enivrer à dessein, quand ils voulaient commettre un crime*.

Les maladies et les remèdes avaient donné naissance à divers dieux. Ainsi les dieux des montagnes guérissaient les maladies causées par le froid'. Au dieu Xipe-Totec (l'écorché) on attribuait la variole, les abcès, la gale, les maladies des yeux\ Une déesse des remèdes et des plantes médicinales, Cinteotl ou Centeotl (cintli, maïs; tcotl, dieu) était spécialement la patronne des maisons de bains ^ On adorait un bon nombre d'autres déesses : Chicome<oally divinité de tous les aliments et de toutes les boissons (Sahagun. Liv. I, ch. vu); Cinacoatl (cinatl, femme; coati, serpent), dispensatrice des adversités (Sahagun. Liv. I, ch. vi). Les femmes mortes de leurs premières couches étaient déifiées, mais leurs doubles étaient des esprits malveillants, errant dans les carrefours, pénétrant dans le corps des passants et infligeant des maladies aux enfants*.

Tlacolteol personnifiait quatre sœurs, déesses de la luxure, ayant le pouvoir d'éveiller à leur gré les désirs erotiques et aussi de pardonner les fautes commises sous l'influence de ces désirs'.

i. B. Sahagun. Loc. cit. Ht. I, ch. zv. 3. Ibid. liv. It ch. xxii.

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