llfid. liv. III, ch. I
22e L'fiVOLtmON REÙGlEilSÈ.
ly. — LE CLERGÉ ET LES TEBfPLEd
Au Mexique, le clergé était très nombreux, mais point Héréditaire, et il n'existait pas dé culte sacerdotal \ seulement leis' prêtres étaient toujours des nobles. A Tezcuco, à TIacopan, le grand pontife était ordinairement choisi parmi les membres de la famille royale. A Mexico/ ce pontife était d'habitude le chef de Tarmée et il était élu, çomnîe le roi % mais par deux grands prêtres. Sa fonction consistait à surveiller le clergé et le culte. Les dieux, étant fort* nombreux, avaient chacun leurs prêtres, auxquels il semblé bien qu'on accordât le pouvoir de gouverner chacun sa divinité; car tout prêtre s^appelaitc maître » de tel ou tel dieu'.
Pour les membres de la classe sacerdotale, la chasteté était d'obligation. A Téothinacan, le prêtre qui avait fait œuvre de chair était livré au peuple et tué à coups de bâton. A'Jehcatlan, pour la même faute, le grand prêtre était mis en pièces et, à titre d'avertissement, on présentait les morceàvîx de son corps à son successeur. Ailleurs la maison du prêtre infidèle à son vœu était rasée, le coupable banni et ses biens confisqués\ J'ai dit ailleurs*^ qu^au Mexique, toutes les écoles étaient cléricales, aussi bien pour les filles que pour les garçons. L'instruction donnée était donc avant tout religieuse, et grâce à elle le clergé se recrutait sans peine. Du reste, dès les premières années de la vie, un certain nombre d'enfants étaient voués au culte par leurs familles^. Les filles étaient souvent consacrées aux autels dès l'âge de quarante
i. Baacroft. Loc. cil, II, 200.