iV/. liv. Il (Appendice
pas rares; mais les plas solennels, ceu^ qui donnent yrtiiment à la.religion meticaine un caractère ati^oCe, étaient les sacrifices humains. On recourait à ces immolation^ en mainte circonstance et pour honorer diverses divinités» mais surtout le dieu de la guerre, Uil^ilopochtli. La victime, touvedt un prisonnier de guerre, parfois un esclave, était placée en iravers sur le sommet d'une pierre conique érigée st|r la plateforme dii' téocalli. Cinq aides maintenaient les bras; içs jambes, la tète du patient. Le sixième lui ouvrait ;le thorax avec un couteau d*obsidienne^ en arrachait le coeur et rpffrait tout palpitant au Soleil. Le propriétaire de Tesçlaye recueillait dans une écuelle un peu du sang écoulé, et y trempait un papier avec lequel il frottait ensuite J9 bouche des statues'; puis il emportait le cadavre, qui devenait le maître plat d'un somptueux festin offert aux aInis^
Lors de la dédicace du grand temple de Uitzilopochtli, en 1446, on sacrifia 70000 captifs, réservés à cet effet depuis plusieurs années'. Des sacrifices semblables étaient offerts à Joutes les divinités et, si l'on en croit ZumarragUa, 20 OQO vic^ times humaines étaient ainsi immolées, chaque année, dans la seule ville de Mexico. On évalue à 50 OOQ le total, annuel des victimes pour tout l'empire*.
Pas un chroniqueur, pas un auteur ne semble avoir trouvé l'origine de cette épouvantable coutume. C'est simplement ^adoption religieuse d'une pratique usitée aujourd'hui encore par les plus sauvages des Indiens peanl-rouges et qui a été primitivement commun^ à tojiite la race ': celle d'ouvrir |a poitrine du guerrier vaincu, de lui arracher le cqeur et d'y mordre à belles dents*. Dans le cMite n^exicain» le SoleiUle
i. Sahagun. Loc, cit, liv. 11 (Appendioe).