‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 237 sur 555 · Itnd. II · texte numérisé non relu

Itnd. II

Ces Indiens parlaient toujours très respectueusement des tigrés, les appelaient c ancêtres, vieillards »S et allaient même jusqu'à croire que, quelque part, dans Tintérieur de Sumatra, il existait une nation de tigres, ayant une ville, une cour, un gouvernement*. Les alligators inspiraient, comme les tigres, un respect mêlé de terreur'.

En cas de péril, les Rejangs de Sumatra imploraient le secours d'esprits, c d^ommcs subtils, impalpables », capables de nuire ou être utiles, et devenant visibles à volonté^. Mais les doubles des morts ne restaient pas toujours sur la terre; certains d'entre eux, les doubles des grands, se rendaient après la mort dans un séjour spécial où les ombres du popaloire n'entraient jamais^

L'animisme des indigènes de Sumatra s'appliquait à tous les êtres. Les vieux arbres, surtout les figuiers-banians, étaient des esprits. Certaines pierres étaient animées, se relevaient d'elles-mêmes, quand elles glissaient ou tombaient, et même, dans cette occasion, elles avaient le pouvoir d'exciter une tempête'. Les habitants de l'intérieur du Lampoun rendaient un culte à la mer, conçue comme une divinité anthropomorphique, à laquelle ils offraient des gâteaux, des confitures, en la priant de ne point leur nuire. A leurs yeux, la mer était un être vivant; ses mouvements étaient volontaires. Un jour, un indigène imagina de vider dans un lac un vase plein d'eau de mer, espérant que celle eau, si essentiellement mobile, communiquerait à celle du lac la vie et le mouvement^

Rien d'original dans ce naïf animisme des races malaises ;

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