‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 239 sur 555 · Finliyson. Hùt. univ, voy. vol. XXXIV · texte numérisé non relu

Finliyson. Hùt. univ, voy. vol. XXXIV

2. H. Vouhot. Voy* dan» la royaumeê de Siam^ Cambodge et Laos,

les signes divins. — Le Mandarin. Bien! Très bien! Alors sa couleur peut être comparée à celle d'une marmite de terre neuve. — Le Messager. Illustre seigneur, je reçois vos ordres. 11 en est ainsi. — ,Le Mandarin. Parfaitement. Et quelle est sa taille? — Le Messager. Illustre seigneur, il a au moins quatre coudées de hauteur. — Le Mandarin. Ah! Il est jeune encore? Et a-t-il une bonne apparence? — Le Messager. Illustre seigneur, je reçois vos ordres. Il est majestueux. — Le Mandarin. El quand devons-nous Tattendre en ces lieux? — Le Messager. Illustre seigneur, si je puis énoncer une opinion à cet égard, moi cheveu, il sera ici vers le milieu de la prochaine lune. — Le Mandarin. Bien! très bien! Tout sera prêt pour sa réception. Heureux événement! Heureux événement! » D'autant plus heureux qu'en ces occasions les mandarins, sous prétexte de faire honneur au pachyderme Sacré, ont l'habitude de tondre de très près leurs administrés.

Cette zoolâtrie n'est pas la seule pratique primitive qui persiste sous le Bouddhisme indo-chinois. Ainsi les Cochinchinois continuent à faire des offrandes de viandes sur leui*s autels bouddhiquesS En outre, les offrandes aux doubles des morts se font encore et parfois sur une grande échelle. En 1843, aux funérailles de Thien-Tri, roi de Cochinchine, quantité d'objets, de parures, de vêtements, de provisions furent déposés dans le cercueil. Dans la tombe, qui était un édifice clos et bâti en pierres , on enferma à perpétuité celles des femmes du dérunt qui n'avaient point d'enfants, afin qu'elles pussent veiller sur le mort, lui préparer ses aUments, etc.*.

Les coutumes funéraires sont, en tout pays, celles qui changent le plus difficilement; aussi les Indo-Chinois des

i. Finlayson. Loc. cil, 413.

Page 1