‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 241 sur 555 · Finlayson. Loc. cil · texte numérisé non relu

Finlayson. Loc. cil

Kami «hadales donnent les corps des leurs à manger à leurs chiens el se contentent de traîner avec une courroie les cadavres hors de leurs huttes. Cet abandon est une espèce d*offrande destinée à apaiser les méchants esprits, qui ont causé la maladie. En môme temps on jette dehors les vêlements du défunt'. Les corps ainsi délaissés se décomposent sur place et leurs ossements se mélangent à ceux des ours et des veaux marins, qui jonchent les abords des habitations. De ces débris osseux les Esquimaux visités par Parry ne respectaient pas plus les uns que les autres*. Cependant certains Esquimaux inhument ou brûlent déjà leurs morts. Ceux qui les inhument, déposent auprès de la tombe des harpons, des arcs, des floches, etc. (Hist. univ, voy, Beechey. Vol. XIX, 462). Ils ont d'ailleurs la conviction que le poids de la terre pressant sur le cadavre lui fait mal'.

Selon les Grœnlandais, l'homme a un double, qui peut se séparer du corps pendant le sommeil, « oublier le corps »*. Ce double du corps s'appelle son « possesseur ». D'après eux, tous les êtres sont ainsi possédés : les animaux, les objets, aussi bien que les hommes. Le double, le possesseur, d'un homme peut très bien se loger dans un corps d'animal*. Cette ferme croyance au double entraine logiquement la foi en une survivance après la mort. Et en effet, selon les Grœnlandais, il existe deux séjours où se réunissent les ombres : un séjour supérieur et un inférieur. Dans le monde d'en haut, qui est le mauvais, on souffre continuellement du froid et de la faim; aussi les ombres affamées et gelées essaientelles de faire diversion à leur misère en jouant à la balle avec une tète de morse, et c'est ce jeu des ombres qui

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