Rink. TaU$ and (radiliont of Ihe Eêkimot
produit les aurores boréales. Dans le monde inférieur, où se rendent seulement les doubles des hommes courageux, des habiles chasseurs de veaux marins, ceux des noyés cl ceux des femmes mortes en couches, il règne un éternel élé; des veaux marins, des poissons, des oiseaux aquatiques nagent dans des eaux limpides et s'y laissent prendre complaisamment. Déjà même certains de ces animaux sont en train de bouillir dans des chaudières, sur un feu qui ne les consume point'.
Les mêmes illusions se retrouvaient au Kamtchatka (Steller. IjOc city 165). Chez les llelmes, la ferme croyance en une vie d'oulre-tombe, meilleure que celle-ci, déterminait parfois les pères à se faire étrangler par leurs enfants*. Mais il existait des esprits nomades, ne résidant ni dans l'un, ni dans Tautre séjour des ombres. Ainsi les Kumtchadales croyaient à un esprit nommé Koutka ou Kouikou, plus puissant que les autres, mais malveillant, et ils le maudissaient quand il arrivait quelque malheur'. De nombreux esprits moins redoutables hantaient les forêts, les montagnes les torrents*.
Les Esquimaux d'Amérique sont sans cesse préoccupés des agissements de ces esprits ou touimgou; car il y en a de bons et il y en a aussi de méchants; à tous ils font des offrandes de poissons et de viandes**.
Ne faisant pas de différence tranchée entre les hommes et les bètes, les Esquimaux vénèrent infiniment les animaux dangereux, et ils prient humblement les baleines de ne pas renverser leurs embarcations; les ours de ne point leur faire de mal*.