Bancroft. Native Statei, I
2i6 L'ÉVOLUTION RELIGltUSE.
entendus. Nous pensons que ce que vous en dites est vrai ; mais puisque vous le connaissez mieux que nous, faites en sorte par vos prières qu'il nous donne suffisamment de quoi manger, un corps exempt de maladies, une maison sèche. C'est tout ce dont nous avons besoin, tout ce que nous désirons de lui. Pour notre âme, nous trouvons qu'elle est assez bien comme elle est*, etc. »
m. — L AMMISME PRIMITIF EN MONGOLIE
Le chaman des Koniagas américains est exactement celui des Mongols nomades de l'Asie septentrionale, des Kalmouks, des Kirghiscs. des Ostiaks, des Vogouls, etc., etc. Ces sorciers de la Mongolie sauvage ont toujours attiré l'attention des voyageurs et fait imaginer par les ethnographes et les mythologues une religion appelée chamanismey c'est-à-dire une grosse erreur. Dans toute l'humanité sauvage ou barbare, la sorcellerie est en grand honneur et il y a des sorciers en litre. liCS sorciers mongols ont seulement été plus remarqués que les autres; mais, essentiellement, ils ne difl'èrent pas des sorciers de l'Afrique centiale. Comme ces derniers, ils sont bizarrement attifés, charges de sonnettes, de ferraille; comme eux, ils conjurent les mauvais esprits, opèrent des guérisons, Ce qu'ils ont de particulier, ce n'est guère que la manière d'opérer : elle consiste surtout à battre du tambourin magique et à fixer, en sautant et hurlant, une ouverture pratiquée dans la partie supérieure de la hutte ou de la tente. Tous exercices, qui quelquefois les font tomber en catalepsie, accident tenu pour très heureux; car c'est suilout après ces altaquesque les chamans peuvent sûrement rendre des oracles. — La seule existence de ces sorciers mongols