‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 247 sur 555 · Marco-Polo. Liv. h ch. xiv. [Édition Muller Greiffenhag · texte numérisé non relu

Marco-Polo. Liv. h ch. xiv. [Édition Muller Greiffenhag

248 L*ËYOLUTION RELIGIEUSE.

placé dans un vaste édifice en briques construit à cet effet et orné de figures d'hommes et d'animaux, dont Tidée est tirée de la mythologie bouddhique; car la plupart des Mongols sont bouddhistes ou plutôt lamaïstes. Or, avec le prince décédé, on dépose dans le tombeau non-seulement de grosses sommes d'argent, des habits somptueux, des pierreries, mais aussi les cadavres de bon nombre d'enfants empoisonnés pour la circonstance, avec du mercure, dit-on. Ces jeunes victimes, placées debout autour de rilluslre cadavre, continuent en quelque sorte à le servir et portent à cet effet, l'un, la pipe; l'autre, la fiole de tabac à priser ; un troisième, Téventail du maître*, etc., etc.

Bailleurs les offrandes, les sacrifices, au moins les sacrifices d'animaux, accompagnent la plupart des funérailles. Les Kirghises et les Yakoutes enterrent avec le mort ses chevaux favoris*. Sur le bord des routes, on trouve, dans les steppes de la Tartarie, des cadavres d'enfants enfermés dans des sacs de cuir, sur lesquels on a déposé des morceaux de peau de mouton, du millet et du pain'.

Les Ostiaks de Sibérie, comme beaucoup d'autres peuples, offrent aux doubles de leurs morts des corps artificiels, des figures en bois. On croit évidemment que les doubles peuvent se loger dans ces simulacres; car dans les repas de commémoration funéraire, on place des aliments devant ces grossières statues de bois. D'autre part, les veuves, celles du moins qui ont beaucoup aimé leurs maris, couchent avec ces images de leurs époux, les ornent et ne mangent jamais sans leur offrir une part des mets*.

Toutes ces coutumes atlcstent élocpiemment la croyance au spiritisme et à une vie future, et c'est cette foi qui pousse

i. IIuc. Loc, cit. I, li7.

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