Ibid. I, 77, 220 — Vereschaçin. Souvenirs, etc
à cause de rinclémence du climat sur les hauts lieux*. De même les lacs, les rivières sont le séjour d'esprits aquatiques, qu'il importe également d*apaiser, en passant, par une offrande, ne fûl-ce que celle d'une branche d'arbre*.
La sorcellerie et les talismans sont aussi en grand honneur auTliibet, puisque les lamas eux-mêmes viennent faire auprès des malades des conjurations thérapeutiques'. De plus ces lamas sont des asirologues, que l'on consulte avant toutes les entreprises, spécialement à propos des mariages et des noms à donner aux enfants*. — Les amulettes sont d'usage général et Lhassa, la ville sainte, le séjour du Grand Lama, fait un grand commerce de petits papiers, sur lesquels sont écriles des prières^ Les bijoux, les menus objets provenant des ancêtres deviennent aussi des talismans, que l*on coud dans ses vêtemenls*. Des objets divers, notamment des griffes d'ours, ont la même fortune'. C'est sûrement cette croyance superstitieuse au pouvoir des sorciers et à la sorcellerie en général, si invétérée chez les Mongols de tout pays, qui est la raison de l'énorme prestige dont jouissent les lamas et particulièrement leur chef, le Grand Lama.