‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 253 sur 555 · Ibid, II · texte numérisé non relu

Ibid, II

5. Voyage au Doulan par un auteur hindou, hi lievue brilanni'jue, 1827.

rieure*. Au reste, Taflaire ne va pas ^ans un mûr examen; c'est le Collège des houiouktous ou cardinaux bouddiques qui la doil décider. Ce Sacni-Collège s'assemble à Lhassa et Ton soumet ordinairement à son examen éclaire trois petits candidats, trois chaberons. Les houfouktous commencent par faire dans un temple une retraile préparatoire et un jeûne de six jours. Puis, en leur présence, on agile dans une urne trois fiches en or, portant chacune le nom d'un chaheron : le doyen du Sacré-CoUége tire au hasard l'une des fiches. L'élu est immédiatement proclamé*.

il va sans dire que le corps des pontifes en état de mort appaiente n'est pas jeté, comme les cadavres vulgaires, aux corbeaux et aux vautours. On le conserve au contraire pieusement, après lui avoir donné l'attitude de la méditation bouddhique. Les pontifes prévoyants règlent eux-mêmes, avant de mourir, la manière dont ils veulent que soit traitée jusqu'à nouvelle réincarnation l'habitation de chair et d'os qu'ils abandonnent. Un Uherma-Rajah du Boutan ordonna, que l'on eût soin d'abord de faire frire son corps dans l'huile, puis de l'enfermer dans un coflre. Ensuite, il entendait qu'on lui servit tous les jours du thé, du riz et des aliments végétaux, comme de son vivant. Il promettait d'utiliser ces aliments, qui nourriraient, disait-il, l'enfant, dans lequel son double se réincarnerait. En môme temps il recommandait de continuer à entretenir sa maison et ses serviteurs'.

En 1779, un Teschou-Lama thibétain, nommé ou qualifié Erteni, se rendit à Pékin, à la sollicitation de l'empereur chinois Tchien-Long, épris de la religion de Fo. Malheureusement le pontife thibétain mourut de la petite vérole dansl a capitale chinoise. A ce sujet, l'empereur adressa au Dalaï-Lama

i. Turner. Loc, cil. Il, 185.

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