Iluc. Loc, ciL II
rasée*. Tous font vœu d'observer la règle monastique, d'être sobres et de s'abstenir de tout commerce avec l'autre sexe*. Pourtant un lama peut être individuellement autorisé par l'autorité ecclésiastique à contracter mariage, et il est des couvents dont les prieurs se succèdent de père en fils'.
Les couvents de femmes ne sont pas moins nombreux que les couvents d'hommes. Ils devraient même l'être davantage, puisque le pays vit en régime polyandrlque*. Les monastèi*es féminins recrutent ordinairement leur personnel parmi les veuves; car les femmes ne sont admises à faire profession qu'à un certain âge. Les femmes-lamas ont aussi les cheveux rasés et la robe jaune'. Les religieux des deux sexes peuvent se faire mutuellement visite, mais il leur est rigoureusement interdit de passer les nuits dans un couvent de l'autre sexe*. Enfin il existe une classe de religieux séculiers, laïques, et mariés, n'ayant point la tête rasée et portant une ceinture rouge'. Ces derniers constituent des associations très analogues à nos confréries et congrégations laïques. Le recrutement des couvents d'hommes s'effectue sans difficulté. Dans la plupart des familles, un des fils au moins, souvent plusieurs, mais rarement Tainé, aspirent à entrer dans les ordres. Ce sont les familles, qui décident elles-mêmes et à leu r gré de la vocation de leurs enfanis mâles et, de très bonne heure, leur rasent la tête, si elles les destinent à l'Église*. Les novices sont d'ailleurs reçus au couvent dès l'âge de huit ou dix ans; on leur y donne la meilleure éducation du pays et ils servent leurs instituteurs. A Tâge de vingt et un à vingt-quatre ans, après
i. Timkowski. Ilist. univ. voy, vol. XXXIII, 14.