Hue. Loc. cit. I
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un minutieux examen, ils sont ordonnés*. La règle monastique à observer est rigoureuse. Les religieux ne doivent dormir que dans la position hiératique du Bouddha, cependant on leur laisse la faculté de s'adosser au mur. Un lama surveillant fait régulièrement des rondes nocturnes avec une lumière pour découvrir les contrevenants et un fouet pour les châtier*.
La plupart de ces monastères lamalques subsistent sans peine; quelqurs-uns deviennent même opulents. Leurs revenus sont multiples. Il en est qui reçoivent une dotation de TEtat. Beaucoup d'autres ont été fondés et dotés par de riches fonctionnaires, et ces fondateurs lèguent souvent à leur monastère leur fortune individuelle, qui est partagée entre les religieux proportionnellement au nombre des réincarnations de chacun'. D'autre part, les pèlerins affluent dans les monastères en renom. En Tartarie, ces pèlerins forment des caravanes qui apportent aux établissements religieux des lingots d'or et d'argent, en échange desquels ils reçoivent des reliques, des lambeaux d'habits portés par un lama renommé pour sa sainteté, des sentences imprimées, des statuettes religieuses, des pilules souveraines contre toutes les maladies*, etc. Enfin les novices ne sont ordinairement admis que moyennant une dot versée par leur familleS et on les fait travailler soit pour le couvent, soit pour eux. Certains moines sont marchands; d'autres sont tailleurs, teinturiers, botliers, etc.; d'autres fabriquent des planches siéréotypées pour l'impression en caractères thibétains des livres lamaîques. D'autres encore constituent des sociétés en commandite pour la préparation des thés offerts à la communauté par les pèlerins^ Enfin, si, au Thibet, le mariage est un simple engagement tout laïque
i. Turner. Ambassade au Thibet, I, 256, U, 87.
2 Turner. HUi. uuiv. voy. vol. XXXI, 446.
3. Voy. au Boutan par un auteur hindou. {Revue Britannique 4827).
À. Hue. Loc. cit. 11, 282.