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LA REUGIOr« DES UONGOLS ET MONGOLOÏDES ASIATIQUES. 2G3
ments, qui remplacent avantageusement la parole humaine et qui méritent d*ètre signalés. Il y a la prière flottante, consistant en formules écrites sur des drapeaux; le vent agite ces drapeaux et la prière est faile, sans compter qu'elle se prolonge indéfiniment. Ces bannières priantes s*arborent près des temples ou sur les temples ^ La prière moulue est plus usitée que la prière flottante. Elle consiste à faire tourner des moulins, à l'intérieur desquels sont écrites des formules religieuses. Certains de ces ingénieux appareils sont portatifs; il y en a d'autres, que le vent ou un cours d'eau maintiennent perpétuellement en activité*. Enfin, pour compléter les prières mécaniques, il y a les pièces inscrites. Ce sont des formules consacrées, écrites en lettres colossales, sur les roches, le long des chemins. Les lettres sont tantôt sculptées, tantôt formées de pierres incrustées dans le roc'. Presque toujours la formule usitée est ce que les Bouddhistes appellent le mani. Elle est ainsi conçue : Om mani padmë hum. (Oh ! le joyau dans le lotus! Amen*). Selon les lamas, cette formule a une vertu magique. Elle rachète les fidèles des peines de la vie future; elle les perfectionne moralement\ Chaque dévot répète mille fois par jour cette formule hindoue, qu*il ne comprend pas toujours; mais, selon le Lamaïsme, com^ prendre est chose inutile ^
L'analogie de toutes ces pratiques avec celles du Catholicisme est frappante; mais la ressemblance va bien plus loin encore et, sur ce point, je laisserai parler un prêtre catholique, le père Hue : « La crosse, la mitre, la dalmatique, la chape ou pluvial, que les grands lamas portent en voyage ou
1. Turner. Loc. cit. I, 152. — Vereschagin. Souvenirs, 73, 214.
2. Turner. Loc. cit. h 302. — Veivschagin, 70, 108. — lluc. Loc ciL I, 378.
3. Turner. Loc. cil. 1, 153. — Tinkowski. Loc. cit. 53. — Vereschagin. Souvcnir$, 8i.