Ibid. II
impies, après leur mort, peuvent être transformés en renards*. Des divinités inférieures gouvernent Teau et tous les éléments^ Les marchands ont des ^dieux de la fortune et de la prospérité'.
Au-dessus de ces dieux inférieurs, on reconnaît sept grands esprits célestes, dont Tun a eu de sa divine épouse cinq enfants, dieux terrestres, qui jadis ont gouverné le Japon très longtemps ; car ce pays a été le seul existant pendant plusieurs millions d'années*.
Il existe aussi une divinité de la lumière, qui, s'étant un jour cachée dans une caverne, a éteint, par sa seule absence, le soleil et les étoiles \ Bien d'autres dieux encore sont reconnus au Japon et la formule suivante, usitée pour prêter serment, donnera une idée de leur variété: «Si je n'observe pas religieusement tous les articles ci-dessus spécifiés, puissent les qualité grands dieux du ciel immense, les dieux de toutes les provinces, tous les grands et petits dieux, les dieux soudainement vengeurs et sévères de Idyn, les dieux de Fakhone, de Rioussuj le dieu de Missirnuy le dieu Fatzman et le dieu Temmandaï-Tensin^ faire tomber leur courroux et leur indignation sur moi. Puisse toute ma famille, puissent tous mes parents et amis ressentir le poids de leur juste colère et de leur châtiment ! Ainsi soit-il »*. Cette religion, d'essence si inférieure, n'a pas de sacerdoce organisé. Pourtant le Sintoïsme a ses couvents de moines et de nonnes. Ces dernières passent même pour avoir souvent une conduite peu exemplaire. Les prêtres sintoïstes sont volontiers des sorciers. Par leurs charmes, par leurs conjurations, ils prétendent don-