‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 271 sur 555 · Marco. Polo. Loc. cit, iG · texte numérisé non relu

Marco. Polo. Loc. cit, iG

ciennes aussi ; puisqu'elles étaient déjà pratiquées par nos ancélres préhistoriques. Ces offrandes votives substituant l'apparence des choses à leur réalité, sont un usage économique qu'on adopte partout alors que la fois s'attiédit en même temps que grandit beaucoup le souci des biens de ce monde. Ces rites votifs persistent toujours en Chine, et aujourd'hui, quoique la crémation y soit généralement abandonnée, on brûle encore sur les tombes de charmantes maisons en papier, luxueusement meublées en papier, munies de clefs en papier pour ouvrir des coffres en papier, contenant de l'or et de l'argent en papier^ en même temps on jette aussi dans les flammes des bateaux, des chaises à porleurs et même, pour les gens importants, des dames d'honneur et des pages nobles*, le tout en papier. Ces dernières offrandes funéraires nous renseignent sur le passé et attestent très clairement qu'autrefois les funérailles s'accompagnaient souvent de sacrifices humains.

Aujourd'hui l'inhumation a remplacé la crémation et même les Chinois tiennent extrêmement à avoir un beau cercueil en même temps que de riches funérailles. Avec un empressement pieux, les enfants se font un devoir de satisfaire sur ce point le désir de leurs auteurs. Pour se procurer l'argent nécessaire à ces convois coûteux, on a vu des fils se vendre comme esclaves^ ou se ruiner. Confucius a même cru devoir blâmer ce dernier excès; mais il conseille de consacrer à l'enterrement de ses parents jusqu'à la moitié de ses biens*. C'est en grande partie pour s'assurer de belles funérailles et un tombeau soigné, que les Chinois tiennent à avoir des enfants et qu'au besoin ils en adoptent ou en achètent ^

i. Tylor. Civil, primit. I, 574.

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