Wakc. Évolution of morality, II
coup de leurs descendants et l'ancien culte est môme encore officiellement pratiqué.
Beaucoup de Chinois expliquent les phénomènes naturels exactement comme les sauvages. Les trombes d'eau, par exemple, sont des dragons à longue queue, fuyant dans l'air'.
Beaucoup de dieux animiques sont encore adorés; chaque chaîne de montagnes a son génie, et ce génie a son temple'. On croit aussi à des esprits des fleuves. D'autres esprits résident dans le soleil, la lune, les étoiles, les constellations. La terre a son esprit, qui est féminin : Ces esprits des choses prennent parfois des formes animales. Mais le grand esprit, c'est le Ciel. Le Ciel (Thian) est le collaborateur de la Terre dans la génération des ôlres (Setig). Dans le Yi-King, le ciel et la terre sont conçus exactement comme mari et femme. Le Ciel est l'empereur des esprits (Chang-li), Sa volonté, c'est le destin; néanmoins, plein d'inconséquence, il punit et récompense les hommes'. Seul l'empereur a le droit d'offrir des sacrifices au Ciel, à Thian ; car le culte est hiérarchisé et les princes doivent se borner à faire des offrandes aux esprits de la terre et aux esprits ruraux. Le culte des cinq esprits domestiques et celui des esprits du vent, de la pluie, du tonnerre, sont réservés aux plus hauts fonctionnaires, etc., etc.
Jadis la plupart des temples étaient consacrés aux mânes des morts et tout le monde pouvait prier le Ciel (Thian). Les esprits ancestraux s'intéressaient seulement à leurs descendants et ressemblaient beaucoup aux Kamis du Japon. Aujour* d'hui Tempereur adore seul, à Pékin et dans les temples spéciaux, le ciel, la terre, le soleil, la lune. Duns ces occasions, il revêt une robe pontificale, dont la couleur change suivant le temple. Le rituel religieux est minutieusement réglé et