‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 280 sur 555 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

L'impulsion une fois donnée, le Taoïsme devint une religion animique, spiritiste, un retour aux croyances primitives. Le fondateur Laourtze fut déifié ; on en fit même un dieu en trois personnes, les « trois purs », et chaque personne de cette Irinité eut son image\ Puis on inventa le « précieux dieu impérial », et quantité d'autres divinités. La terre fut déclarée constituée par cinq éléments: mêlai, bois, eau, feu, terre, que représentaient dans le ciel les planètes Vénus, Jupiter, Mercure, Mars et Saturne. D'autres étoiles furent déifiées ;la Grande Ourse devint le séjour de deux divinités. Le dieu de la foudre fut adoré; on lui accorda le gouvernement des esprits; il fut déclaré père des êtres vivants et dieu à métamorphoses. Ce n'était pas encore assez : tout finit par devenir dieu et on rendit un culte à la Mère de la lumière, à l'Esprit de la mer, Roi de la mer, au Seigneur de la marée, surtout au Dragon-roi, qui se manifeste dans les convulsions de la nature*. On emprunta au Bouddhisme le dieu delà richesse ; au culte officiel, le dieu de la littérature, esprit d'un officier qui vivait sous la dynastie des Chou. Dans les temples, on réserva des niches aux divinités du Rang, du Bonheur, de la Vieillesse. On admit l'existence de trois grands intendants célestes : celui du ciel, qui distribue le bonheur; celui de la terre, qui pardonne les offenses; celui de l'eau, qui délivre des dangers, etc., elc'

Les empereurs ont lantôt favorisé, tantôt combattu la propagation du Taoïsme. Un empereur, Tai-ho, fit construire des temples et des monastères taoïstes. Au ni* siècle, l'empereur Chi'Houang-ti, le célèbre destructeur des livres chinois, fit exception pour les écrits taoïstes, ce qui est naturel, puisque lui-même croyait fermement à la puissance des charmes, protégeait des magiciens soi-disant dompteurs des

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