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éléments, expédiait dans Tocéan Oriental des navires à la recherche de certaines îles d'or, séjour béni des génies*. En 569-583, au contraire, l'empereur rai-ZiTm décréta l'abolition du Taoïsme, etc., etc.* En 650-684, un autre empereur fit canoniser Laou-tze et comprendre ses écrits, comme ceux de Confucius, dans les sujets d'examen'.
Aujourd'hui le Taoïsme n'est ni persécuté, ni favorisé. Ses bonzes et bonzesses, qui ont fait vœu de célibat et pratiquent la magie, l'astrologie, la nécromancie, etc. S sont frappés d'une espèce de mort civile. A peine de cent coups de bambou, ils ne peuvent visiter leur père et mère, porter le deuil de leurs parents, sacrifier à leurs ancètres^ La moralité de ces pieux personnages serait, dit-on, très dégradée et leurs monastères de nonnes, établis à l'imitation de ceux des bouddhistes, seraient des lieux de débauche*. Pourtant les taoïstes ont quatre temples à Pékin et au moins un dans chaque ville de l'empire'. — Dans ces conditions difficiles, le clergé attaché au culte du taou ne se recrute pas sans peine. Ordinairement, pour s'assurer un successeur, le desservant d'un temple doit acheter un enfant pauvre, lui raser la tôte et en faire à la fois son domestique et son disciple*.
Pourtant il y a dans le Taoïsme contemporain un côté moral, qui a son importance et qui est résumé dans un petit traité intitulé « Le Livre des récompenses et des punitions ».
Les rédacteurs de cet opuscule semblent s'être inspirés à la fois des enseignements du fondateur et des doctrines morales du Bouddhisme. Us recommandent l'humanité pour les ani-