‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 283 sur 555 · IV. — LE CONFUCIANISME · texte numérisé non relu

IV. — LE CONFUCIANISME

Confucius, contemporain de Laou-tze, mais plus jeune que lui, n'eut pas non plus un grand succès de son vivant. Dédaigné par les souverains, il ne fut pas compris du peuple. Ce fui seulement avec la dynastie des Uan (206 av. J.-C.) que s'ouvrit l'ère du Confucianisme et que Confucius, son esprit plutôt, s'éleva en dignité, à mesure que les empereurs lui conféraient des titres posthumes selon la coutume chinoise. L'empereur Kaou4i commença par sacrifier un bouvillon sur la tombe du philosophe et vraisemblablement à son esprit. Les successeurs de Kaou-ti continuèrent en exagérant toujours. Confucius devint d'abord « le complet et iliuslre duc Ne », puis « l'illustre et honorable comte j». Quatre cents ans aprùs,ni fut canonisé comme le « Sage accompli ». Plus tard il fut élevé au grade de « roi accompli et perspicace ». Enfin l'empereur Thintsoung, de la dynastie Soung^ lui décerna le titre « d'empereur* ».

Dans tout l'empire, des temples furent édifiés à Confucius. Il y a quinze cents de ces temples dans les provinces et on y offre des sacrifices le 1"' et le 15 de chaque mois*. Le plus somptueux de tous a été élevé à Chan-toung et, chaque année, l'empereur y va célébrer deux cérémonies. Lui, « Fils du ciel » , frappe six fois la terre de son front en invoquant la présence de Tcsprildu sage Confucius; puis il lui offre des pièces de satin, du vin, delà viande salée de tigre, du poisson sec, de la venaison, du bouvillon, un mouton et un porc'. Tout ce grossier cérémonial date de bien loin ; mais on le conserve religieusement et il atteste une foi profonde en l'existence des doubles, des

i. Douglas. Loc. ciU 158, 150.

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