‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 284 sur 555 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

ombres. — Ce temple, dans lequel l'empereur s*humilie avec tanl de dévotion, renferme les images de Confucius, celles de ses disciples et en outre celles de ses ancêtres auxquels une salle particulière est consacrée. — Dans les quinze cents temples de province dédiés à Confucius, les lettrés offrent régulièrement des sacrifices le 1" et le 15 de chaque mois*.

Ce n'est pas tout. Dans toutes les écoles de l'empire, on a placé la tablette du maître, comme celle d'un ancêtre intellectuel, et, au commencement et à la fin de chaque classe, maîtres et élèves doivent se prosterner devant ce nom révéré. L'image de Confucius a été mise aussi dans les académies, dans les locaux d'examen où se réunissent les lettrés. Enfin les descendants de Confucius forment la seule noblesse héréditaire de l'empire*.

Jamais la mémoire d'un homme ne reçut un tel culte; c^r, en Chine, Confucius est simplement considéré comme un sage'. Il nous reste à voir quelle est cette doctrine, qui semble acceptée par l'élite d'une nation de quatre cents millions d'âmes. Un seul empereur, Houang-ti, fondateur de la dynastie r«'m, a protesté contre cet engouement en faisant brûler, l'an 212 av. J.-C, tous les livres canoniques et enterrer quatre cent soixante letlrés qui résistaient à celte mesure; mais Houang-ti était taoïste et, de plus, ce fut lui qui, malgré les Confucianistes, transforma la féodalité chinoise en une monarchie absolue*.

Le succès du Confucianisme suffirait, seul, à prouver la timidité d'esprit des Chinois, à monti^er combien sont courtes les ailes de leur imagination, combien est vif leur éloignement pour les aventures de l'esprit, combien ils aiment la modération et se délectent dans le juste milieu. Eneflet, Confucius

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