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lois du Ciel» on a droit à ses bénédictions : donnant, donnant. Mais la prière est inutile ; car l'intervention du Ciel n'est pas active ; ce n'est pas sa volonté, c'est la mauvaise conduite qui abrège l'existence des hommes*. L'homme est maître de sa destinée, il peut seconder les forces du Ciel et de la Terre, même devenir leur égal et former avec eux une trinité. Il peut atteindre la plénitude de son développement et aider à celui des autres hommes, même à celui des animaux et deschosea^
La nalure humaine est bonne, et sa bonté se manifeste par son atlachement aux quatre principes nobles, c'est-à-dire à quatre de ces abstractions vagues, si chères aux moralistes chinois, savoir: l'humanité, la rectitude, la propriété et la connaissance'.
Deux classes d'hommes ne peuvent se modifier : ce sont les sages et lesstupides. Le sage nait tout formé; la connaissance, la pureté parfaite, lui sont des dons naturels; il possède toutes les qualités morales; il est comme le Ciel*. —
Au-dessous du sage, mais près de lui, est l'homme supérieur, qui, sans être né parfait, le peut devenir. L'homme supérieur est juste, sans reproche, sans crainte. Toujours il recherche la compagnie des savants, des gens d'étude ; toujours il travaille à son perfectionnement ; toujours il s'applique au bien-être du peuple^
A proprement parler, il n'y a rien de religieux dans tout cela. Aussi jamais Confucius ne fait étalage de piété*. Il recommande surtout de se mettre en harmonie morale avec le Ciel, et a formulé à cet effet tout un code d'éthique, qu'un empereur, Kang-Uij a résumé dans les seize maximes suivantes :