Iluc. Loc. cit. II
288 LÉVOLUnON RELIGIEUSE.
« 1. Piété filiale et soumission fraternelle. — 2. Générosité envers les parents. — 3. Cultiver, dans son voisinage, la paix et la concorde. — 4. Labourer et cultiver des mûriers. — 5. Être modéré et économe. — 6. Fonder des collèges et des séminaires. — 7. Écarter les doctrines étranges. — 8. Exposer et expliquer les lois. — 9. Être plein de convenance et de courtoisie. — 10. Travailler à son métier dans l'intérêt du peuple. — H. Instruire ses fils et ses jeunes frères (il n'est pas question des filles et des sœurs). — 12. Arrêter les accusations fausses. — 13. Admonester ceux qui abritent des déserteurs, pour éviter d'être impliqué dans leurs punitions. — 14. Acquitter ses taxes promptement et exactement. — 15. Organiser des brigades de cent hommes et de dix hommes pour réprimer le vol et le brigandage. — 16. S'étudier à éteindre en soi le ressentiment et la colère*.
Avec la constitution de notre cerveau aryen, nous ne parvenons pas à comprendre l'extraordinaire admiration, que les Chinois ont éprouvée pour ces plates maximes, où les détails pratiques coudoient les moralités, d'où les « doctrines étranges B sont si soigneusement écartées, qu'il n'y reste plus guère que des banalités. Mais les Célestes trouvent cela 1res beau et ils ont résumé l'essence de cette morale de boutiquier dans un adage, qu'ils ont toujours à la bouche : « Rapetisse ton cœur » ; c'est-à-dire efface-toi, reste blotti dans ton petit coin, ne heurte jamais les usages établis, etc. C'est que le peuple chinois est bien vieux, moralement usé et revenu de bien des choses.
Mais les Chinois éclairés sont surtout revenus de la ferveur pieuse. Leur religion n'est plus guère qu'un rituel machinalement observé*; et le souci de la vie future ne les tourmente guère \ En Chine, on envisage avec la plus parfaite tranquil-