‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 290 sur 555 · IIuc. Loc, cil, l · texte numérisé non relu

IIuc. Loc, cil, l

la religion du Christ n'ont jamais pu séparer le spirituel du temporel. « Vous voulez, disait un empereur aux jésuites, que les Chinois se fassent chrétiens. Votre loi le demande, je le sais bien; mais, en ce cas-là, que deviendrions-nous? Les sujets de vos rois. Les chrétiens que vous faites ne reconnaissent que vous; dans un temps de troubles, ils n'écouteraient d'autre voix que !a vôtre. Je sais bien qu'actuellement il n'y a rien à craindre; mais quand les vaisseaux viendront par 1 000 el par 10 000, alors il pourra y avoir du désordre* ». — I/indifférencc religieuse des Chinois, leur sens pratique, leur rationalisme terre à terre, les rendent d'ailleurs fort réfracta ires au Christianisme, et aujourd'hui, après plusieurs siècles de piédicalions, de missions, il existe à peine un million de chrétiens dans le Céleste Empire*, qui compte environ 400 millions d'habitants.

Mieux adapté à la tournure de l'esprit chinois, moins différent par sa métaphysique du Taoïsme, le Bouddhisme s'est largement propagé en Chine. En 845, un empereur, Hiouan- Tsoung, ordonna bien de détruire 4600 bonzeries bouddhiques'; mais d'autres souverains, notamment les empereurs de la dynasiie des Han, ont officiellement admis, vers le milieu du i**" siècle, le culte du Bouddha*. La religion de Fo, comme les Célestes s'appellent le Bouddhisme, a compté, parmi ses adhérents, des empereurs, des minisires d'État, des lettrés et la majorité de la classe moyenne, surtout des femmes', qui peuplent de nombreux couvents de bonzesses, non cluitrées, ayant à peu près le même costume que les bonzes, et la tête rasée comme eux®. Une secte de bonzesses,

i. Lettrée édifimUcfj III, 304. (Cité par le père lluc IjOc. cil. I, 170). 2. lluc. Loc. cit. h 160.

5. MaiTO Polo. [Us récils de), annotés par H. BcUcnger. p. 234 (note). Loc: cit. 234.

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