‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 300 sur 555 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

se servant (J'un vase spécial, consacré à cet usage*. Parfois on faisait des holocauslcs, des sacrifices d'animaux, brûlés à ciel ouvert, dans des espèces de fours circulaires. En résumé, on servait aux esprits les repas qu-on jugeait de leur goût. Dans certaines occasions, on allait môme jusqu'aux sacrifices humains*. Les cérémonies du culte se pratiquaient toujours sur les lieux élevés'.

L'eau étant rare aux Canaries, les périodes, trop fréquentes, de sécheresse étaient considérées comme des calamités; aussi n'avait-on pas manqué d'instituer des cérémonies, des rogations, pour décider les esprits à faire pleuvoir. On débutait par un jeûne de trois jours, que l'on imposait aussi aux animaux domestiques. Cette abstinence devait porter en outre sur les plaisirs sexuels; et l'on avait bien soin de séparer les animaux mâles des femelles pendant la durée du jeûne. Pendant ces trois jours on faisait, autour des rochers, des lieux sacrés, des processions de suppliants. Les prêtresses, dont je vais parler tout à l'heure, précédaient la foule en portant des branches, des feuilles de palmier, des vases pleins de lait et de graisse, qu'elles allaient briser sur les cimes, à litre d'offrandes. Ces cérémonies avaient évidemment pour objet de fléchir les esprits dispensateurs de la pluie, ceux des montagnes, des nuages, etc. Pour terminer, on descendait sur le rivage et là les prêtresses châtiaient à coups de verges les flots, dont les esprits étaient évidemment trop avares de leur eau*.

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