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qu'on peut appeler de première classe. 11 y en avait d'auti^s, plus simples, de seconde et même troisième catégorie, mais la place me manque pour les décrire*. En Egypte, l'embaumeur, dont pourtant on n'avait pas su se passer, était tenu pour impur, et toutes les fois qu'd venait d'exercer son métier, il lui fallait s'enfuir à toutes jambes pour ne pos Êti^e lapidéV
Convenablement préparé, le mort de distinction était déposé dans sa résidence funéraire, dans sa « maison éternelle », que l'on construisait avec beaucoup plus de soin que la demeure des vivants; car elle devait durer toujours'. La tombe monumentale se composait d'une chapelle extérieure, ayant la forme d'une pyramide tronquée, parfois même à gradins. Dans un coin de cette chapelle, un puits, plus ou moins dissimulé et rectangulaire, plongeait dans le sol. Au fond de ce puits, qui avait de 12 à 30 mètres de profondeur, s'ouvrait un couloir horizontal, menant à la chambre funéraire, taillée dans le roc, et au milieu de laquelle se dressait un grand sarcophage tantôt en calcaire fin, tantôt en granit rose, tantôt en basalte noir. Ce sarcophage une fois scellé, on déposait sur le sol, près de lui, les quartiers d'un bœuf, sacrifié dans la chapelle d'en haut, et de grands vases en poterie rouge, remplis d'eau*. On voit que le tumulus guanche recouvrant une fosse, limitée par des dalles dressées, peut à bon droit être considéré, comme le schéma de la sépulture égyptienne.
La chapelle extérieure contenait une stèle colossale, au pied de laquelle était placée une table à offrandes en albâtre, granit ou pierre calcaire. Cette table supportait deux obélisques ou deux petits autels évidés au sommet pour recevoir