Maspéro. Loc. cit
les victuailles offertes au double « les pains, les boissons, etc. » La stèle était gravée et représentait le défunt assis devant sa table. On avait même gravé à côté de la figure le menu du repas. Sur la porte était représentée rimage en pied du mort. Au-dessus, sur une large dalle, était en outre gravée une inscription conçue à peu près en ces termes : « Proscynème fait à Anoupou, résidant dans le palais divin, pour que soit donnée une sépulture dans VAmenlily la contrée de VOuesl^ la très grande et très bonne, au parfait selon le dieu grand, pour qu'il marche sur les voies où il est bon de marcher, le parfait selon le dieu grand ; pour qu'il ait des offrandes en pains, farines et liqueurs, à la fête du commencement de Tannée, à la fête de Thot, au premier jour de l'an, etc., etc.*. » Nous reviendrons tout à l'heure sur ce commode système des offrandes fictives, substituant des inscriptions à la réalité. Pour le moment, contentons-nous de remarquer, à la louange des Égyptiens, que les sacrifices sanglants étaient, chez eux, réduits au minimun. Ils ne pratiquaient pas non plus les blessures, ni les mutilations funéraires. Seulement, à la mort d'un parent, les femmes se souillaient de fange et erraient au dehors, les seins nus, en se frappant la poitrine. Les hommes eux-mêmes les imitaient et s'associaient à leur bruyante douleur'. .
n. — LA VIE FUTURE
Tous ces rites funéraires proclament bien haut que les Égyptiens croyaient à une survivance après la mort; mais, d'autre part, nous connaissons très exactement leurs opinions à ce sujet. Pourtant ces idées étaient peut-être, au
i. Maspéro. Loc. cit. 51.