‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 308 sur 555 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

asîle et risquait moins de mourir à son tour, comme on semblait le craindre ; mais, ainsi maintenu vivant, il avait besoin d'êtiHî nourri. Or, comme il n'était pas aisé de communiquer directement avec Tombre, on chargeait un dieu de lui transmettre les offrandes. A ce dieu, qui était ordinairement Ânubis à la tête de chacal ou le Dieu grand, Osiris, on dédiait le sacrifice à la condition, qu'il prélèverait pour la remettre à l'ombre du défunt la part destinée à ce dernier. Cette part, bien entendu, ne parvenait pas à destination en nature, mais sous forme de doubles de pains, de viandes, de boissons. Comme les offrandes réelles étaient fort onéreuses, on finit par les faire votives ou plutôt verbales, et le premier venu pouvait, rien qu'en répétant la formule de l'offrande, procurer au double du mort la possession des doubles de tous les objets énumérés*. Ainsi une inscription placée sur une stèle funéraire recommande aux vivants de dire : € Offrande à Ammon, maître de Karnak, pour qu'il donne des milliers de pains, des milliers d'oies, des milliers de vêtements, des milliers de toutes les choses bonnes et pures au double du prince d'Entiou*. »

Il semble que, comme tant de peuples sauvages, les Égyptiens aient pensé que le corps, la momie, conservait encore quelque vitalité; car la chambre mortuaire communiquait avec l'extérieur par une ouverture carrée, ménagée à dessein. Peut-être aussi cet orifice était-il seulement destiné à faciliter le va-et-vient du double éthéré venant faire visite à son corps. De leur vivant, les grands faisaient des donations aux prêtres pour qu'ils leur offrissent, après la mort, les sacrifices convenables. Les terres ainsi données constituaient les biens du tombeau et elles fournissaient tout ce qui était

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