Maspéro. Loc. cit
2. Maspéro. Histoire de$ âmes dans VÉgypte ancienne (Revue scientifique).
nécessaire à la maison du mort*. Les scènes do la vie usuelle, gravées ou peintes sur la paroi du tombeau, avaient sans doute pour objet votif de révivifier l'ombre du défunt, qui était censée faire elle-même tout ce qu'elle voyait représenté.
Il est probable que les primitifs Égyptiens n'allèrent pas beaucoup plus loin dans leurs chimériques suppositions au sujet de la vie future. Comme tous les sauvages, ils se bornèrent à faire de la survivance simplement une continuation de la vie terrestre. Mais peu à peu leurs conceptions à ce sujet se compliquèrent en même lemps que leurs mythes, surtout quand ils en arrivèrent à voir dans la vie future la sanction pénale ou la rémunération de l'existence dans ce bas monde. Les théories égyptiennes à propos de la vie future devinrent alors hybrides, multiples el diverses; car on conserva les croyances anciennes à côlé des nouvelles. Conformément h la foi primitive, le double avait faim et soif et il était poursuivi par des animaux monstrueux, le menaçant d'une seconde mort; il lui fallait donc un abri, des aliments, un cortège*. Suivant Hérodote, les Égyptiens pensaient qu'au moment de la mort, le double, Tâme, se réincarnait dans un animal né à cet instant môme, pour le quitter plus tard à sa mort et se réincarner encore dans un autre animal d'une espèce différente, etc., etc.'.
Pour d'autres, la vie terrestre n'était qu'un stade passager d'une existence ininterrompue. Après la mort, l'esprit de l'homme devenait Osiris et s'enfonçait dans la nuit jusqu'à une nouvelle renaissance*. Toutes ces opinions dissemblables, sûrement nées à des époques différentes, ont longtemps coexisté. Il semble bien qu'entre elles on fût libre de choisir. Mais
i. Maspcro. Peuples de tOiient, 53, 54.