ChampoUion Fi^eac. ÉgypU ancienne
Diodore, avait commencé par être un animal lotémîque*. Les habitants du nome de Thèbes s'abstenaient de brebis et sacrifiaient les chèvres; ceux du nome de Mcndès sacrifiaient les brebis et s'abstenaient de chèvres, surtout des boucs*. Autour de Thèbes et du lac Mœris, le crocodile était sacré. Les habitants élevaient de ces reptiles, les apprivoisaient, les ornaient de bijoux, les nourrissaient d'aliments choisis, provenant des sacrifices. Après leur mort, ils les embaumaient et les déposaient dans des sépultures consacrées. Au contraire, à Éléphantinc, on mangeait sans scrupule les crocodiles'. Ces dissemblances confirment tout à fait l'assertion de Diodore relativement à l'origine totémique du culte des animaux et cette origine totémique rend aussi raison du grand nombre des animaux sacrés, dont certains étaient honorés dans plusieurs nomes. Les loutres, l'oie d'Egypte, le lépidote et l'anguille étaient sacrés, et il en était de même, près de Thèbes, de petits serpents à cornes^. La vénération pour les chats était générale; on les embaumait soigneusement, et c'est pourquoi leurs momies sont en tel nombre qu'on les transporte aujour^ d'hui en Angleterre pour y servir d'engrais. En cas d'incendie, les Égyptiens songeaient d'abord à sauver leurs chats, puis à éteindre le feu\ Les chiens et les ichneumons étaient inhumés chacun dans une chambre séparée*. Pour tous les Égyptiens, le scarabée était un animal sacré. On adorait aussi un animal poétisé, presque imaginaire, le phénix, héron au beau plumage, qui arrivait dans le pays chaque année, juste au moment du débordement du Nil et, pour cette cause, était devenu un animal divine Pour la plupart, les animaux étaient