Haspéro. Loc. cil
d'Osiris situé au-dessus du firmament. Les étoiles fixes étaient des lampes suspendues à la voûte céleste et que, chaque soir, une puissance divine allumait pour éclairer les nuits de la terre*. Le ciel, probablement la voûte supposée du firmament, est représenté sous la figure d'une grande femme, vêtue de bleu et arc-boutée, les pieds à une extrémité de la terre, les bras 5 l'autre*.
Quand évolua la métaphysique religieuse, Tocéan céleste, le Non y devint un être primordial, au sein duquel, dans les profondeurs infinies du ciel, avaient flotté d'abord les germes de toutes choses. C'était « l'unique», celui qui existe par essence », « le père des pères, la mère des mères »'. Mais évidemment on n'eut pas, au début, une idée aussi complexe.
Le grand dieu Ammonfut aussi bien longtemps conçu sous une forme humaine ; en eflet, le fameux Po^me de Pentaour, gravé sur le mur méridional du temple de Karnac et reproduit sur un papyrus du Musée britannique, met dans la bouche de Ramsès, tombé dans une embuscade tendue parles Chétas, les paroles suivantes, adressées à Ammon : « Quelle est la volonté de mon père Ammon? Est-ce un père que celui qui renie son... fils ?Ne t'ai-je pas donné des fêles solennelles? N'ai-jc pas rempli ta maison de mon butin? Je t'ai élevé des temples en pierres de taille.... Je t'ai immolé trente mille taureaux avec des herbes odorantes et toutes sortes de parfums.... Ne me suis-je pas mis en campagne sur ta parole? » etc.^. Ces objurgations sont tout à fait familières; c'est presque d'égal à égal que le roi traite la Divinité; il lui parle comme à un ami coupable d'ingratitude et même de mauvaise foi.
Les dieux égyptiens étaient fort nombreux. Chaque nome
i. Maspéro. Lor. cit. 71.