Maspéro. Loc. cil
A. Duncker. Loc. cil, 100 et trad. E. de Rougé. Bibliothèque orientale^ t. H. p. 157.
avait les siens et on les peut classer en grandes catégories : dieux des inorts, dieux solaires, dieux des éléments (la terre; Teaù, le Nil, etc.'). Ces divinités étaient tantôt mâles, tantôt femelles; souvent elles formaient des familles; chacune d'elles se niariait, avait iin fils et constituait ainsi une triade qui s'alliait avec une autre triade', etc.
Les deux Égyptes, la haute et la basse, longtemps indépendantes, avaient chacune leur panthéon spécial dominé par Tun des dieux. Or, les dieux souverains sont, dans l'un et Taùtre royaume, des dieux solaires. A Memphis, c'est Ptah, le dieu du disque solaire. A Héliopolis, le grand dieu est aussi une divinité solaire, Râ, a le Seigneur des deux mondes, qui trône dans le disque solaire, qui pousse son œuf, qui se révèle dans Tabimedu cieP ». Ptah est le dieu qui crée et qui forme. Râ est le dieu qui entretient la vie et le monde; il sert de modèle aux rois, qui s'intitulent bravement « fils de Râ^ ». Râ est le dieu de la lumière émanant du disque solaire.
Les dévots au soleil divinisé se figuraient leur divinité sous une forme aussi enfantine que grossière. Le Soleil-Dieu navigue, d'orient en occident, dans une barque, sur l'océan céleste; sur son trajet, d'heure en heure, il reçoit la visite d'esprits différents. La nuit, toujours dans sa barque, le dieu, halé contre le courant d'une sorte de Nil souterrain, remonte ce fleuve infernal. Dans le ciel, il a rencontré les ombres justifiées; dans le monde inférieur, il voit les ombres condamnées^.
Parmi les autres divinités dé la Dasse-Égypte,' il faut remarquer Néith, déesse de Sais, personnifiant le principe femelle de la nature, et la déesse de Bubasti, Pacht, l'amante de Ptah, que les inscriptions appellent « mère »^. *