‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 348 sur 555 · Ibid. III · texte numérisé non relu

Ibid. III

L'ISUIflSlE. 547

Kaaba, panthéon de leurs idoles ; ils allaient en pèlerinage à la Mecque; les plus dévots d entre eux s*abstenaient de vin; ils faisaient dessacriflces, dont le plus solennel était Timinolation du premier-nè d'un chameau*. Or, le Koran impose aiix fidèles cinq grands devoirs : 1** débiter régulièrement les formules attestant la foi en Allah et en Mahomet; 2** faire les prières et les ablutions prescrites ; 5** jeûner ; 4** faire l'aumône; 5"^ aller en pèlerinage à la Mecque. Chacun de ces actes doit être précédé de la formule : < Au nom de Dieu miséricordieux, le compatissant ».

Ces cinq devoirs constituent « le pilier deTIsIamismeS; c'est en les observant et seulement en les observant qu'on peut gagner le paradis\ On doit prier cinq fois par jour, à cinq moments déterminés, après les purifications prescrites et autant que possible dans la mosquée. Les prières consistent à réciter des formules du Koran. Il faut jeûner durant le mois du Ramadhân. Les aumùnes obligatoires, les zakât, constituent une sorte de taxe des pauvres. Elles ser\ aient aussi jadis à subvenir à la guerre sainte, à racheter des esclaves. Ce sont elles qui alimcnlent le trésor public et les jurisconsultes en ont exactement déterminé le moulant*. Les fidèles incapables de supporter le jeûne nouri iront un pauvre à titre d'expiation*. Dans l'opinion des casuistes, quantité d'actes peuvent rompre le jeûne ou du moins le priver de toule verlu ; par exemple, sentir uneodeur exquise ou prendre unclystère. Le commerce sexuel, l'onanisme, les règles rompent aussi le jeûne*. Le pèlerinage de la Mecque doit se faire dans les mois prescrits'. Si l'on en est empêché^ il faut envoyer quel-

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